Texte Libre



Voilà quelques mois que je tente désespérément de remplir le questionnaire de Love&Movies, et chaque question creuse en moi un abîme de perplexité. J'ai beau en avoir vu des tas, des films plein d'amour, il faut croire qu'aucun ne m'a marquée. Et quand on m'interroge sur les "films de ma vie", même problème d'amnésie. Peut-être n'ai-je pas vu les bons films ? Peut-être ai-je une méchante tendance à l'oubli, sitôt sortie de la salle de ciné ? Alors voilà, mon grand projet est de combler mes lacunes cinématographiques et d'en garder une trace ici.
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 18:02

Je revenais ici pour fermer ce blog. Et puis, retombant sur la soi-disant liste des 100 films à voir avant de mourir, je me demandais si j'avais amélioré mon score. Un an et deux mois, c'est long...

 

papillon

annieHall

bladerunner

2001SpaceOdyssey

BeingJohnMalkovich

Solaris

memento

alien

 

Et oui, en un an et deux mois, de cette liste, j'ai vu des films de toute beauté. De quoi me redonner envie de traîner par ici ? Bien sûr, mais de là à m'y tenir...

Par A.
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 14:17
Je suis même allée voir Fame, c'est pour dire. Pour dire qu'un film qui a le moindre rapport avec la musique, j'y vais. Même s'il y a de fortes chances pour que ce soit mauvais.


Pour ma défense, je ne connais rien de Fame, l'original. Pour ma défense ou en ma défaveur, je ne sais pas, en fait. Mais la bande-annonce était bien foutue, avec cette reprise originale de la chanson de base. Mais le résultat est aberrant : qui a pensé que raconter quatre années d'étude en même pas deux heures de film serait une bonne idée ? Qui a pensé qu'on pourrait s'attacher à ces personnages dont on ne voit que quelques fragments de vie ? J'ai eu l'impression de voir une très longue bande annonce. Peut-être assez prometteuse, avec quelques morceaux musicaux pas trop mauvais, mais une bande-annonce quand même. Et j'ai d'ailleurs ressenti plus de choses devant la bande-annonce de This is it, passée juste avant le film.


C'est un peu le processus inverse avec Bandslam / College Rock Stars. Promo minable, film pas mal. Evidemment qu'avec un titre français pareil, le film allait s'aliéner tous les allergiques à High School Musical. Et ne parlons pas de l'erreur de casting, Vanessa Hudgens (pas qu'elle jouait mal, mais quand même, qui va croire qu'avec une actrice pareille dans le rôle, le personnage ne finira pas par monter sur scène ?) Alors que le film n'a rien à voir ! Il commence par une chanson de Bowie, déjà, est-ce que ce n'est pas tout dire ? Et je ne veux spoiler personne, mais quand même, David Bowie fait une apparition dans ce film. J'avais envie de crier dans le cinéma !


Dans le genre "apparition d'un musicien qui me fait couiner devant le film", Une nuit à New York, plus cool sous le titre original Nick & Nora's Infinite Playlist. J'avais lu le bouquin, qui était fait pour moi : l'histoire d'amour de deux fous de musique, Nick et Nora, qui se baladent à New York, le temps d'une nuit, de concerts en concerts. Et en film, ça rend forcément encore mieux. Je ne dirais pas que l'apothéose du film est l'apparition de Devendra Banhart dans une supérette, mais pour moi, presque.


Et puis il y a les films comme 500 days of summer / 500 jours ensemble. Où la musique est loin d'avoir le premier rôle mais est omniprésente. Je ne suis pas une grande fan des Smiths, mais la première conversation de Tom et Summer dans l'ascenseur, autour de There is a light that never goes out, je n'y résiste pas. Et les scènes de karaoké. La conversation autour du Beatles préféré de Summer. Le passage comédie musicale. Les t-shirts Clash ou Joy Division de Tom. Si ce film n'était pas déjà génial, rien que pour tout ça, il entrerait directement au panthéon de mes films préférés.
Par A.
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 12:50
Je me vois aujourd'hui dans l'obligation de me débarrasser du module "1001 films à voir avant de mourir" qui trônait dans la colonne de droite depuis quelques semaines. Cette liste ne contient même pas Le Retour, film russe d'Andreï Zviaguintsev datant de 2003 : autant dire qu'elle a perdu toute crédibilité à mes yeux.
Si je commençais aujourd'hui à faire la liste des "1001 films que j'ai bien fait de voir avant de mourir", je place d'emblée ce film en tête : c'est facilement le meilleur film que j'ai vu cette année, et il n'aurait pas trop de difficulté à se classer dans les plus beaux films que j'ai vus dans ma vie.




Par A.
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 22:23
Je m'acharne souvent vainement à convaincre certaines personnes de mon entourage à aller au cinéma. L'argument du "c'est trop cher", je ne l'accepte pas vraiment, sachant que la séance est à 5 euros dans ma ville. Maximum 6. Et on a beau avoir chez soi un super écran et un son de fou, ça ne peut jamais être aussi grand qu'au cinéma. En fait, le seul argument qui pourrait me faire préférer ponctuellement mon salon au cinéma, c'est les gens. Autant, le rire communicatif du public devant une comédie est parfois appréciable, autant les mains qui farfouillent dans le bac à popcorn, qui ouvrent lentement mais sûrement un paquet de bonbons ou les gens qui parlent, c'est inacceptable.
Ca n'arrive pas si souvent. Dans le cinéma d'art et d'essai quasiment jamais, dans le cinéma plus grand public, plus fréquemment. Quand je suis allée voir Un prophète, il y avait des gamins qui parlaient au fond de la salle : un type a gueulé, un gamin l'a insulté, ça a failli mal tourner. Mais ça n'est carrément pas la norme. Et ça ne peut pas gâcher ce moment génial où les lumières s'éteignent et que le film commence. Que le film soit bon ou mauvais, ce moment-là pour moi est magique, et ne serait-ce que pour ça, je n'arrêterai jamais d'aller au ciné.


Je viens d'aller voir La Proposition. Les lumières sont éteintes, le film s'ouvre sur une scène de forêt, génial. Et puis les ricanements commencent.
Je n'ai jamais vu ça. Une bande de gamines, je suis sûre qu'elles avaient autour de dix ans, elles étaient six ou sept. Elles discutaient, ricanaient, changeaient de place, mangeaient du pop-corn, allaient en chercher un autre bac à l'extérieur de la salle une fois le premier fini. J'aimerais exagérer. Quand on leur disait de se la fermer, elles ricanaient de plus belle. Je ne comprends même pas ce qu'elles faisaient là. Dans ces moments-là, je souhaiterais que les places de ciné soient plus chères.
Sérieusement, je ne saurais même pas dire ce que j'ai pensé du film tellement elles me l'ont gâché.
J'adore aller au cinéma, mais là, je suis dégoûtée. Chez moi, au moins, je peux décrocher mon interphone, éteindre mon téléphone et mettre mon casque sur les oreilles. Je suis dégoûtée.
Pour au moins une semaine.
Par A.
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 17:18

La journée d'anniversaire d'une adolescente de 16 ans amoureuse du garçon le plus populaire du lycée et aimé du garçon le moins en vue. Et, avec ses parents qui oublient son anniversaire, des grands-parents envahissants et un étudiant étranger sur les bras, tout est fait pour que cette journée soit inoubliable !

AlloCiné



Début du mois : youpi, c'est le nouveau Love Movie Club ! Ah non, c'est vrai, je suis une éternelle retardaire... Bon, je regarde très bientôt Sideways (que j'ai en plus dans ma pile de DVD à regarder depuis un bout de temps, je n'ai aucune excuse !) et j'écris quelque mot sur le film du Love Movie Club de septembre, Sixteen Candles. Dont je n'avais vraiment jamais entendu parler avant. Réalisé par un cinéaste dont je n'avais non plus jamais entendu parler alors qu'il a paraît-il fait des films plutôt cultes, me dit mon exemplaire d'Empire du mois dernier dans un article hommage.


Je commence ce texte sans savoir il me mènera, mais je pronostique une grande difficulté. (Ce qui est probablement pourquoi je ne l'ai pas écrit plus tôt. Oui, ça et ma paresse.) Parce que j'ai beaucoup aimé ce film. En y réfléchissant, je n'arrive pas à trouver un truc que je n'ai pas aimé dans ce film. A la limite, la famille un peu too much, mais elle était en fait plus marrante qu'agaçante. Sinon, j'ai aimé l'héroïne, j'ai aimé tous les gamins de son lycée, j'ai aimé l'ambiance qui se dégage du film, la virée dans laquelle il nous embarque... Et c'est tellement plus facile de dire du mal que de dire du bien !
Tiens, j'ai envie de parler de Jake. Qui, malgré un air pas désagréable du tout à la Jess Mariano, est un personnage un peu insipide. Le plus insignifiant du film, presque, alors que c'est le type dont est amoureuse Sam, c'est le mec populaire du lycée, c'est lui la deuxième moitié de l'histoire d'amour de ce film. De ce côté-là, on ne peut pas dire qu'il brille. Le nerd attire beaucoup plus l'attention. Et pour le coup, l'histoire d'amour n'est vraiment pas centrale dans le film.
Si j'avais écrit ce texte juste après avoir vu le film, ça aurait tourné très différemment. Mais c'est bizarre, parce qu'avec le recul, c'est Jake que je retiens. Il n'est pas magnifique, juste charmant, mais il est touchant. C'est un mec paumé, pas là où on l'attend (comme tous les personnages de ce film), et qui part à la recherche de Sam juste parce qu'elle lui lance des regards énamourés. Sa copine, il s'en fout, sa maison dévastée, il s'en fout, tout, il s'en fout. En fait, il veut juste un peu d'amour, du vrai, c'est trop mignon.
Ce que j'ai aimé dans ce film : des personnages hauts en couleur mais des sentiments simples et justes.

Par A.
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 18:42

En passant au rayon DVD de la Fnac, j'ai eu une révélation : Diamants sur canapé, mais oui, c'est ça, ma comédie romantique préférée ! J'avais découvert ce film il y a quelques années sur CanalSat, ça m'avait touchée, et j'avais rempilé quelques jours plus tard, lors d'une rediffusion.
Ramenant le DVD chez moi, je me suis dit que j'allais enfin pouvoir répondre à une des questions du questionnaire amoureux. Manque de chance, les années ont passé, et je n'ai pratiquement rien trouvé dans ce film de l'émotion que j'avais éprouvée la première et la deuxième fois que je l'ai vu.


Je suis déçue. J'ai bien aimé ce film, pas de problème, mais rien ne m'a particulièrement touchée. Même pas la scène de fin, alors que, de base, mon coeur de romantico-blasée résiste rarement à une scène sous la pluie. Dans mon souvenir, le pauvre Paul/Fred qui se fait rejeter, c'est quand même un peu émouvant. (Et c'est même censé satisfaire même mon égo de femme bafouée, selon le schéma classique.)
La mélancolie qui se dégage de ce film est toujours là, en faisant nettement plus qu'une comédie romantique. Le personnage d'Holly Golightly me parle encore. Et le charme indéniable d'Audrey Hepburn agit toujours - face à elle, le pauvre George Peppard paraît bien insipide. Mais voilà, la magie n'opère plus.
Il n'y a bien que Moon River qui fasse encore son petit effet.

Par A.
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 15:59
Je ne suis pas très branchée musique originale de film, et je préfère souvent découvrir ou redécouvrir des chansons ; l'emploi qu'un cinéaste fait d'un titre suscite toujours ma curiosité, comme ce que fait souvent Tarantino. Et sans transition, je passe du bon goût de Tarantino à la bande-son de Twilight.
Evidemment pas la bande-son qui me viendrait tout de suite à l'esprit si j'avais envie d'évoquer mon amour pour la musique. Mais elle n'est sérieusement pas mauvaise : entre tubes rock "grand public", titres plus "indés" et bonnes trouvailles, je trouve que le mélange crée une chouette bande-son pour un film ado. (Je ne suis en revanche pas du tout convaincue par Paramore.) J'ai déjà dit tout mon amour pour l'utilisation de Supermassive Black Hole, et j'ai trouvé le générique de fin assez parfait, en noir et blanc, sur 15 Step, un des derniers titres de Radiohead. Plus étonnant, je suis tombée amoureuse d'une chanson de Robert Pattinson, Let me sign : mon aversion pour ce type (d'ailleurs uniquement dirigée contre son personnage d'Edward Cullen) s'est drastiquement réduite.


A ce jour, je suis étrangement excitée par la tracklist de New Moon. J'avais déjà été étonnée en entendant que Thom Yorke avait accepté d'écrire une chanson spécialement pour le film (ici, je l'avoue complètement, je pensais que Thom Yorke était trop bien pour un film de ce type mais c'est en fait vraiment snob de ma part). Et puis Muse va faire une version différente de I Belong To You, une chanson de leur dernier album que j'adore, très étrange dans le repertoire du groupe. Et puis... Black Rebel Motorcycle Club ! Pensée encore snob, j'ai du mal à associer l'univers de BRMC avec celui de Twilight ! Mais toute la bande-son de New Moon devant être composée de chansons originales ou de différentes versions de chansons existantes, j'ai hâte d'entendre ça !
Par A.
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 11:43
Je viens de découvrir Reservoir Dogs. Et, comme pour Fight Club, je n'en reviens pas d'avoir cru pendant toutes ces années que sa violence présumée allait traumatiser la petite nature que je suis. C'était d'ailleurs à peine violent. C'était surtout drôle, et c'était surtout génial.


Je ne me sens pas d'attaque à rédiger une quelconque critique, puisque tout ce que j'écrirais serait ridiculement hystérique, mais j'avais envie de poster tout mon amour envers ce coffret DVD sorti à l'occasion des 10 ans  du film. C'est ce genre de coffret qui me fait me ruiner en DVD que je n'ai pas la place d'entreposer chez moi. Regardez-moi ce packaging :

       

Je n'ai malheureusement pas eu le temps de profiter de la masse de bonus - pleins d'amour contagieux pour le cinéma comme Tarantino en a le secret - et je l'ai rendu à contrecoeur au collègue qui me l'avait prêté. Mais il entre en première position de ma liste "DVD à acheter quand j'aurais de la place dans l'appartement de mes rêves pour une magnifique DVDthèque".

Et pour le plaisir, Reservoir Dolls :


Well I don't know why I came here tonight,
I got the feeling that something ain't right,
I'm so scared in case I fall off my chair,
And I'm wondering how I'll get down the stairs,
Clowns to the left of me,
Jokers to the right, here I am,
Stuck in the middle with you.
Par A.
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 17:42

Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le milliardaire Ken Castle a créé le divertissement ultime : "Slayers", un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s'entretuent lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier. Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd'hui la star du jeu. Mais Kable ne s'appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s'échapper du jeu et regagner sa liberté...

AlloCiné



Mon second rencard avec Gerard Butler est arrivé plus vite que prévu, et il m'a emmenée dans un monde où je n'aurais jamais mis les pieds si ce n'était pour ses beaux yeux. Les films estampillés "violents", je les laisse généralement sur le bord de la route.


Et je ne sais pas vraiment quoi en penser. Ma seule certitude : Gerard Butler, tout sale, tout amoché et tout violent était beaucoup plus sexy que dans L'Abominable vérité.
Mais je crois que ce que je retiens le plus du film, c'est sa réalisation. Les mouvements de caméra peuvent en écoeurer plus d'un, mais c'est très fidèle au rendu d'un jeu vidéo. (En tout cas, c'est fidèle à ma façon de jouer, puisque j'ai toujours beaucoup de mal à orienter mes personnages dans un univers en 3D !) J'ai aimé la photographie, désaturée dans Slayers, ultra-colorée dans Society. Mais si les réalisateurs s'en sont clairement donnés à coeur joie pour certains plans de fou, ça a fini par un peu me lasser. Les longues scènes dans Slayers, après une dizaine d'explosions, ça devient soûlant. Un peu pareil pour les scènes cul, censées nous montrer j'imagine que "dans un futur pas si lointain" (c'est écrit en toutes lettres quand le film commence, et c'est probablement la première chose qui m'ait fait grincer des dents : comme si le film annonçait qu'il allait nous faire réfléchir...), la société a un rapport plus décomplexé au sexe et à la violence.
J'ai un peu l'impression que le trop plein qui nous est donné à voir doit compenser le scénario un peu creux. D'accord, j'ai bien compris que c'est surtout un film censé en mettre plein la vue, et ça doit être un contrat tacite qu'on passe en entrant dans la salle de ciné : ne pas en attendre plus. Mais à côté de ça, le film nous jette des bouts d'intrigue intéressants, que j'ai été frustrée de ne pas voir plus développés : la relation Simon/Kable, la femme de Kable, le groupe Humanz... Est-ce que ce film avait d'autres motivations que le pur divertissement ?
Mais bon, j'imagine que pour que naissent chez moi de telles frustrations, c'est qu'à la base ça m'a assez plu. Et Michael C. Hall est plutôt bon dans le rôle du psychopathe geek de service.

Par A.
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 20:49
Je ne sais même pas pourquoi je suis allée voir ce film. Au visionnage de la bande annonce sur Love&Movies, il y a quelques temps, je ne l'avais pas projeté.
Et puis voilà, il était à l'affiche dans le ciné de ma ville, où il n'en passe pas tant que ça, des films. Et puis voilà, même si je n'ai aucune inclination pour Katherine Heigl (ni positive ni négative), je sentais que Gerard Butler avait tout le potentiel pour devenir un des acteurs de ma vie.


Le début m'a fait très peur : le film s'ouvre sur Hot N Cold, chanson que je venais d'entendre cinq minutes plus tôt, dans le bande annonce de La Proposition. Autant pour l'originalité.
Apparaît Abby, pas la plus intéressante des héroïnes de comédie romantique. La femme parfaite dans sa vie professionnelle mais qui galère au niveau sentimental. Autant pour l'originalité. Pour reprendre une comédie romantique avec Katherine Heigl, 27 robes, ce n'était pas un film génial, mais au moins le point de départ était fun.
Apparaît Mike. C'est pas le coup de foudre, entre Gerard Butler et moi, mais on doit pouvoir faire quelque chose.
Tous les autres personnages, je les trouve caricaturaux, mais bon, mémo perso, je suis dans une comédie romantique.
Et puis la magie commence à opérer.


OK, peut-être que "magie" est un peu fort. Mais tout à coup, le film commence à être drôle, tout à coup, l'alchimie entre Abby et Mike fonctionne à merveille.
Ce que j'ai préféré, dans ce film : que ce soit une vraie comédie, et que ce ne soit quasiment pas romantique.
J'ai aimé qu'Abby entre si bien dans le jeu de Mike, devenant tout de suite plus intéressante, et s'amusant même à ses dépens. J'ai aimé que Mike, malgré son point de vue différent des relations homme/femme ne soit jamais montré comme un salaud, j'ai aimé que ce ne soit pas une histoire traumatisante dans son passé amoureux qui lui ait fait adopté ce point de vue. J'ai aimé la scène de danse, la scène de l'ascenseur. J'ai aimé la fin, qui ne parie pas sur l'avenir du couple mais offre une autre variante de la relation qu'ils avaient jusqu'ici.


Et puisque finalement j'ai pas mal aimé ce film, je me suis même laissée aller à en attendre des trucs. Incroyable. Et du coup, revers de la médaille, j'en ai regretté certains aspects. Par exemple, le fait que Colin, le type qu'Abby vise, soit si inintéressant. Que l'existence de la soeur et du neveu de Mike soit aussi inutile. Ou que la scène un peu émouvante du film à mes yeux, alors que Mike hésite dans le couloir de l'hôtel, se soit embarrassée de dialogues.
Mais dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment. Et je ne dis pas non à un second rencard avec Gerard Butler.

Par A.
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Presque cinéphile














 
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